Les bulles de la légende
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A propos de cet article
- Publié le 3 janv 2006 dans La Série
- Un focus de Dack
- Il y a Zelda, et il y a ses à côté, dont les nombreux mangas dérivés présentés ici par Dack.
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Jeu(x) en relation : The Legend of Zelda, The Adventure of Link, A Link to the Past, Link's Awakening, Ocarina of Time, Majora's Mask, Oracle of Ages, Oracle of Seasons, The Minish Cap, Four Swords Adventures
La saga Zelda aura connu d’autres supports que le jeu vidéo : les bandes dessinées, certaines datant du tout premier The Legend of Zelda ! Que ce soient des histoires tirées des jeux vidéo ou une aventure unique de Link, les phylactères et autres vignettes accepteront toujours comme il se doit de recevoir le petit hylien au bonnet vert.
Valiant Comics – A la recherche des BD perdues
Valiant Comics est une ancienne maison d’édition créée en 1988 par un ancien rédacteur en chef de Marvel, Jim Shooter, ainsi que par Steven J. Massarsky, ancien directeur des Allman Brothers Band. L’apogée des Editions Valiant fut atteinte dans les années 90, en vendant plus de 50 millions de comics (recueils de bandes dessinées populaires, de petit format, en moyenne 13/18 cm) en cinq ans. Valiant Comics conclu en 1990 un contrat avec la firme de Miyamoto, pour ainsi créer une filière spéciale de l’édition, les Nintendo Comics System, c'est-à-dire les aventures de Mario, Luigi, Princesse Peach, Bowser , Toad, Dr Mario et bien entendu Zelda. Cette filière ne vécut pas longtemps (jusqu’en 1991) et les Editions Valiant Comics, sous l’acclamation, furent renommées, en 1996, Acclaim Comics. Les comics Valiant auront au final publié 6 bandes dessinées sur l’univers de Zelda. Les événements racontés dans celles-ci se déroulent après The Legend of Zelda et Adventure of Link. Ganon est de nouveau sur patte, et celui-ci a volé la Triforce du Pouvoir et complote pour récupérer ses autres morceaux...
Le style de dessin se rapproche très fortement des traits du dessin animé Zelda des années 80 et la couleur est de très mauvaise qualité. Simple coloriage des différentes parties de l’image, en à plats de teintes primaires souvent violentes, juxtaposées sans grand souci esthétique, la couleur de ce comics relève plus du rôle décoratif qu’expressif.
Inutile de vous dire que mettre la main sur ces bandes dessinées ne sera pas chose facile, étant donné qu’elles n’auront jamais été mises en vente en France, mais seulement au Canada et aux Etats-Unis. Aucune maison d’édition à ce jour ne réimprima ces comics, et la seule solution serait de chercher dans les brocantes, mais dans ce cas il vous faudra beaucoup, beaucoup de patience.
L’époque du Comics
Nintendo est au sommet de sa gloire, de plus en plus de nintendomaniaques s’abonnent au Nintendo Power, le célèbre magazine de la firme de Kyoto aux Etats-Unis. C’est dans le numéro 32 qu’apparaît un célèbre bonus Zelda, le comics du jeu à succès de Nintendo, A Link to the Past. L’histoire se déroulera en 12 chapitres et sera publiée du numéro 32 au numéro 43 du Nintendo Power.
L’auteur de ce comics, Shotaro Ishinomori, appartient à la première génération de mangaka après la seconde guerre mondiale et il fut l’auteur du Cavalier Masqué, un dessin animé de Sciences Fiction datant de 1971, et du Cyborg 009, un manga datant de 1964. Il mourut en 1998.
Le comics suivit l’histoire de A Link to the Past, mais beaucoup de surprises et de quêtes supplémentaires furent rajoutées, pour qu'ainsi vous ne lisiez pas juste les événements relatés par le jeu vidéo. Cette bande dessinée rajouta également de nouveaux lieux et de nouveaux personnages dont le plus important est Roam. Roam apparut dans le chapitre 7 (soit le numéro 38 du Nintendo Power). Tout comme Link, les ancêtres de ce personnage étaient des chevaliers d’Hyrule, et il chercha désespérément à retrouver les flèches de lumière pour vaincre le terrible Ganon. Le personnage descend d’une grande lignée d’archers mais Ganon finit par le vaincre près de la fin du comics.
Tout comme les Valiant Comics, les dessins de cette BD ne sont pas exceptionnels, même pour l’époque, les traits sont enfantins, ce qui servira particulièrement à Nintendo pour la vente de son magazine. Ce qui fait le succès de ce comics est plus particulièrement sa couleur, une couleur qui va à merveille à ce type de BDs. L’auteur passera des couleurs sombres pour les moments les plus tendus à des couleurs froides pour accentuer les moments sacrés, ou encore à des couleurs vives pour montrer que ce comics est avant tout destiné aux enfants. Le scénario quant à lui respecte très bien l’intrigue générale du jeu vidéo, tout en rajoutant des éléments nouveaux pour les fans, un plaisir de lecture !
Quelques années plus tard, en 1998, apparut dans une édition spéciale du magazine européen "Nintendo Club" un comics traitant d’un des jeux les plus appréciés par les fans de Link, il s’agit bien sûr de Ocarina of Time. Comment, le "comics" ?! Ce n’est pas le "manga", normalement ?! Eh non... il existe également un comics Ocarina of Time, bien que très peu connu. Ce comics fut tout d’abord édité en Allemagne, puis traduit en Néerlandais pour une nouvelle édition aux Pays-Bas, pas plus, deux pays seulement ont donc eu la chance d’obtenir ce nouveau support des aventures de l’Ocarina du Temps. Mais cette bande dessinée vaut-elle vraiment la peine d'être lue ? Peut-être est-ce l’explication de ce taux de publication un peu insignifiant ?
Tout d’abord, le scénario : le premier chapitre est tout bonnement remarquable, l’auteur a su mettre en avant le passé de Link, une époque que beaucoup de fans rêvent de connaître, je parle de la guerre sombre qui s'est déroulée lorsque Link n’était encore qu’un bébé. Nous apprenons en effet quels sont les deux camps qui s’opposent dans cette guerre, comment le père de Link est mort, la rencontre entre la mère de Link et l’Arbre Mojo, la mort de la mère de Link, et bien d’autres choses.
Ensuite, le dessin, tout comme le scénario, est d’une très bonne qualité, les ombres et effets de lumière sont présents en masse, le style est enfantin, mais recherché et les traits d’une grande finesse.
Quant aux couleurs, celles-ci sont acceptables, très peu expressives, certes, mais collent parfaitement avec les graphismes du jeu du même nom. Si l’on doit juger ce très bel ouvrage, je dirais que nous sommes victimes d’une injustice, ce comics mérite d’être lu, il est d’une très grande qualité et sa note globale atteindrait sans aucun doute 17/20.
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